Comment se passe un atelier

Les ateliers de l’intelligence collective

Pour cet atelier systémique, une quinzaine de personnes en formation est mise en présence d’un autre système vivant : un troupeau de brebis dont les besoins, les réflexes, les habitudes et les réactions obéissent à des règles inconnues du groupe.

L’équipe de François Vergonjeanne propose alors une série d’exercices différents : regrouper les animaux dans une parcelle, les déplacer ou les trier. Rapidement, les participants découvrent que l’objet de ces exercices de terrain n’est pas d’apprendre à devenir berger mais bien de prendre conscience de leurs propres réflexes, de les comprendre et de les maîtriser pour accéder à une collaboration ponctuelle puis à une vraie coopération. Une fois cette première étape franchie, il s’agit pour chacun de se coordonner avec le groupe et de se concentrer sur l’objectif pour réussir l’exercice demandé.

Laissons Sarah nous exposer sa vision de l’atelier : https://podcasts.audiomeans.fr/player-v2/relations-15ec1b642194/episodes/41e622f9-9345-4fed-86d0-acc1788fce21?mp=0&download=0&std=0&vert=0&playlist=0&color=68bc00&theme=light

Atelier de Sheep Coaching sur le terrain de Rambouillet

Vers des actions coordonnées

Certains participants commencent par élaborer de savantes stratégies issues des modèles qu’ils connaissent… mais qui s’avèrent rapidement inefficaces. D’autres se concentrent sur deux ou trois moutons et abandonnent au passage le reste du troupeau. D’autres encore prennent le problème par les cornes et « foncent dans le tas », provoquant l’éparpillement des bêtes affolées. Petit à petit, chacun prend conscience que la solution réside plus dans une action coordonnée que dans une planification en amont.


Découvrir son savoir corporel

Les réactions inattendues et parfois incompréhensibles des moutons vont bousculer les savoirs, les croyances et les a priori. Le dérangement va d’abord concerner le corps, premier organe d’alerte. C’est lui qui réagit en premier aux indices, à l’instinct, aux sentiments et aux émotions, bien avant l’intervention de la pensée. Et c’est grâce à ce « savoir corporel », intuitif et inconscient, que la pensée va être profondément modifiée et que l’apprentissage va débuter. Ce « pas de côté » provoqué par un troupeau de moutons va permettre à des professionnels du management et de la gestion d’entreprise d’appréhender une logique nouvelle dont ils ignoraient jusqu’à l’existence.


Passez à l’action coordonnée !

Des relations hommes moutons nouvelles

Une fois lancés, les participants s’aperçoivent que les relations entre les moutons et les hommes, entre les participants eux-mêmes ou entre les moutons du troupeau sont imprévisibles. Les animaux n’ont aucun a priori, aucune interprétation intellectuelle, culturelle ou affective : ils ne comprennent que le langage corporel et constituent par leurs réactions un miroir grossissant des gestes, des déplacements et des comportements posturaux et émotionnels des hommes. Une opportunité extraordinaire pour chacun de se découvrir et d’analyser ses tics et ses réflexes.

Des questionnements nouveaux apparaissent : à quel moment la cohésion des moutons se désagrège ? Et celle du groupe des apprenants ? Comment réorganiser l’action des participants ? Tout au long de la journée, chacun prend progressivement conscience de la complexité des relations entre deux systèmes vivants, de l’impact de son comportement individuel aussi bien sur les animaux que sur les autres apprenants.

« La façon dont s’organise un système vivant non humain éclaire de manière inédite le fonctionnement d’une entreprise. »
— François Vergonjeanne

Si dans un premier temps, ces interactions produisent un joyeux désordre, le calme finit par revenir. Les animaux se regroupent à nouveau et recommencent à avancer en ordre. Les participants se reprennent, se regardent et interagissent. Une forme d’organisation inconnue jusqu’à présent émerge peu à peu. Des liens entre cette expérience et des situations professionnelles vécues refont surface.


S’ouvrir à une réalité plus large

Le formation agit comme un accélérateur de prise de conscience

Au départ, les organisateurs amènent les participants à analyser leur attitude et leurs réactions lorsqu’ils tentent de conduire le troupeau au point indiqué. Puis à comparer ces prises de conscience avec leur comportement en milieu professionnel. Car c’est bien dans leur capacité à s’observer « en train de faire » que réside l’efficacité du Sheep Coaching®. L’atelier agit comme un accélérateur de prise de conscience : si l’on veut atteindre ses objectifs, les attitudes réflexes face à un système vivant inconnu sont à interroger et à modifier.



Une philosophie tournée
vers la coopération

À la fin de l’exercice, les participants prennent conscience de leur manière de se relier aux autres quand il leur faut coopérer mais surtout de la nécessité de composer avec d’autres personnes pour pouvoir atteindre un but que tout seul ils ne pourraient pas atteindre. Ils commencent par le faire avec de « simples » moutons en reprenant contact avec un système auto organisé qui se suffit à lui-même, puis l’appliquent à leur propre vie. Ils découvrent au passage qu’ils sont partie intégrante de la biodiversité…

L’objectif premier du Sheep Coaching® est de provoquer un changement qui permette de faire adhérer des personnes à une vision partagée et à un projet commun afin d’accroître la performance des organisations.

 
« Il s’agit de faire naître un
« savoir être » des hommes
en eux-mêmes, entre eux
et en interaction avec les autres êtres vivants. »

Des fondamentaux scientifiques reconnus

 
« Le seul fait d’être mis en situation avec un troupeau d’animaux grégaires peut provoquer ce que des dizaines de formations n’ont pas réussi à produire ! »
 

L’atelier de Sheep Coaching® est le théâtre des projections, présupposés et interprétations que chacun fait inconsciemment pour justifier ses actions lorsqu’il est mis en relation pour la première fois avec d’autres personnes.

Mais face à des animaux qui n’ont aucun a priori, il devient possible de s’interroger sur ses propres préjugés plutôt que sur ceux de l’autre. Les réactions des moutons révèlent d’abord nos propres états internes. L’analyse de l’état d’esprit de chacun permet aux participants de prendre conscience de ce qui les fait agir : pensées, émotions, affects ou intentions, lorsqu’ils sont mis en position de conduire des systèmes complexes ou de s’impliquer dans une activité avec d’autres personnes. Une fois cet apprentissage intégré, les apprenants repèrent ces pensées-réflexe, les reconnaissent, les contiennent et échappent à leur emprise pour agir plus librement, « en intelligence de situation ».


Des transformations rapides

Une vraie collaboration d'équipe s'instaure entre les participants.

Au fil des ans, François Vergonjeanne constate que sa formation entraîne des transformations rapides, profondes et durables chez des participants. Tous témoignent de changements fondamentaux dans leur manière de travailler et notamment dans les situations de management ou de gestion de projet.

La matière à réflexion s’avère si riche que le créateur de la méthode mettra près de 10 ans à poser les fondamentaux théoriques de son idée (lire la contribution sur CAIRN).

François Vergonjeanne, certifié en analyse transactionnelle, s’appuie notamment sur la Théorie des organisations d’Éric Berne, l’inventeur de cette méthode révolutionnaire, mais aussi sur la Théorie des systèmes de l’École de Palo Alto et sur la systémique de Edgard Morin. Il fait également appel à l’analyse des équilibres dynamiques et des systèmes polarisés vivants tels que décrits par la biologie.


« Le Sheep Coaching® est d’abord né d’une intuition profonde qui, au vu de ses résultats, a rapidement débouché sur un sentiment d’évidence. C’est sans doute ce qu’expérimentent les participants : un sentiment qui les prend aux tripes, au cœur et au cerveau ! »

Ensuite, il lui a fallu analyser les processus physiques, comportementaux, émotionnels et cognitifs qui agissent inconsciemment et expliquent la profondeur, la rapidité et la durabilité des transformations chez les participants.